Les atteintes aux droits de la personne humaine au nom de la liberté
d’expression
La liberté de faire circuler des données sur Internet (les
journalistes sont les premiers concernés)
ne doit pas porter
atteinte au droit des personnes de s’opposer à la collecte, au traitement
ou à la circulation
des données
nominatives les concernant. La personne concernée doit être
informée sur la finalité du
traitement et les
destinataires.
La Commission nationale informatique et liberté a pu imposer, à
propos de la mise sur Internet
d’informations nominatives
relatives à des chercheurs, que chacune des personnes concernées
exprime
clairement son consentement
à ce que ces informations nominatives soient portées sur
le réseau.
En Chine, une nouvelle réglementation d'Internet a pour objectif,
en établissant une censure,
d'interdire la diffusion
d'informations susceptibles de troubler l'ordre public.
Qu'en est-il en France et en Europe ?
On rappellera tout
d'abord que la Convention européenne de sauvegarde des droits de
l'homme et des libertés
fondamentales interdit
toute ingérence dans l'exercice de la liberté d'expression
qui comprend : "la liberté
d'opinion, la liberté
de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées... sans
considération de
frontière".
Mais cette liberté
fondamentale peut faire l'objet d'abus et d'excès : il en est ainsi
quand les informations
publiées
sont considérées comme diffamatoires ou injurieuses. Il s’agit
de donc de trouver un juste milieu,
chose difficile
pour le journalisme on line du fait de l’absence de réelles limites
sur Internet.